Sous chiffre

Une photographe rencontre trois hommes qui cherchent femmes par petites annonces.
Trois  figures. Trois lieux. Trois points de vue.
L’installation est performée sans début ni fin durant 2 heures.

Dates

Distribution

2016

Sous chiffre 1097272 et 1104483
Claude Thébert

 

Sous chiffre 1103282
Filippo Filliger

 

Sous chiffre 1103279
Aurélien Patouillard

 

 

2008 &2009

Sous chiffre 1097272 et 1104483
Claude Thébert

 

Sous chiffre 1103282
Vincent Coppey

 

Sous chiffre 1103279
Felipe Castro

Intentions

Mon travail intitulé Sous chiffre a été motivé par la curiosité de savoir quels personnages se cachaient derrière les petites annonces de rencontres amoureuses et quel désir véritable les conduisait à chercher une relation par ce biais.

 

Tout d’abord, j’ai réalisé une photographie dans laquelle je mettais en scène mon envie de récolter des histoires intimes.

 

Dans un deuxième temps, j’ai envoyé cette image aux auteurs de petites annonces qui m’intriguaient particulièrement. Elle était pour moi une façon de me présenter et de suggérer ma démarche. J’ai envoyé une vingtaine de lettres et j’ai reçu cinq réponses de cinq hommes.

 

J’ai fixé un rendez-vous avec ces cinq personnes. Avec leur accord, j’ai enregistré nos conversations, qui ont fourni la matière première du travail. Ces entretiens avec des inconnus abordent des terrains intimes, celui des amours rêvées, des relations sexuelles manquées, des échecs… Retranscrites, retravaillées, taillées, coupées, recollées, les paroles de mes interlocuteurs sont devenues la partition des comédiens avec lesquels j’ai travaillé plus tard.

 

Les trois textes d’une dizaine de minutes chacun ont donc été fabriqués avec les mots de trois des hommes rencontrés. Pour chacun des trois protagonistes, j’ai imaginé un décor composé d’éléments très simples qui permettent de donner des indices sur le caractère de chaque homme. Ces décors sont disposés dans le même espace d’exposition dans les coins et au centre de la pièce. À l’intérieur de ceux-ci, les comédiens sont immobiles, comme des statues vivantes ou des photographies parlantes. Il s’agit d’une installation plastique dans laquelle la présence du corps est cependant fondamentale.

 

Les trois textes sont dits simultanément, comme une litanie, avec une voix monocorde qui rappelle les personnes qui se parlent à elles-mêmes. Un discours intérieur qui devrait forcer le public à s’approcher pour entendre. Il devient alors important pour le spectateur de s’impliquer physiquement en se déplaçant dans l’espace et en définissant la distance adéquate à mettre entre le comédien et lui.


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